Enfin la période de confinement est derrière nous, cheminer est devenu possible.
Si vos projets de cheminement sont reportés,  pourquoi ne pas garder le contact avec le Chemin ?
Le vôtre et celui des autres … C’est le partage que nous vous proposons ci-dessous.

A défaut de pérégrination cette année, nous vous proposons de faire votre chemin virtuel,  à votre rythme, en regardant les réalisations vidéos de Maurice Boury :

Un Blog

Le chemin de Compostelle n’est pas un sentier de randonnée comme les autres : c’est avant tout un lieu où aller à la rencontre de l’autre … et de soi-même. Introspection, respect et bienveillance sont les maîtres-mots qui donnent au camino toute sa singularité. J’ai effectué mon premier chemin entre Orléans et Fisterra, et je suis tombée amoureuse de ce sentier intemporel. Depuis, outre une passion naissante pour la marche au quotidien, j’ai eu la chance d’arpenter différents caminos à travers la France, l’Espagne et le Portugal : si le peregrino sait toujours quand il commence son premier chemin, difficile de savoir où tout cela le mènera ! Pour autant, crapahuter sur les sentes de Navarre, de Castille ou de Galice n’est pas toujours une promenade de santé. Bien sûr, l’organisme fatigue parfois et tout pèlerin doit mettre un point d’honneur à écouter son corps et à en prendre soin sans quoi, gare aux douleurs ! Mais c’est surtout son esprit et ses propres pensées que le marcheur doit apprendre à apprivoiser, à dérouler et à rassembler. Une fois l’exercice terminé, il ne lui reste plus qu’à aller de l’avant, pas à pas, vers Santiago et vers tous ses rêves qui naissent en chemin…

Astrid, son blog Histoires de tongs

18 juin 2020

Pour tous ceux qui n’ont pas connu l’abbé Georges Bernès, homme de foi, poète et amoureux de la vie. Cheminant vers Santiago, j’ai eu la chance de rencontrer cet homme exceptionnel deux semaines avant son décès accidentel à 96 ans lors de mon passage à Montesquiou en septembre 2017 sur la voie d’Arles. Notre rencontre fut un point fort de mon pèlerinage «Love on the Way » Figure pionnière du pèlerinage contemporain à Compostelle, l’abbé Georges Bernès fut l’auteur du premier guide français du Camino en Espagne édité en 1973. Dénommé rapidement  » le Bernès « , édité et réédité, il a été utilisé par tous les pèlerins francophones pendant plus d’une vingtaine d’année. En pèlerinage depuis 1961, il parcourra plus de cinquante fois les chemins vers Compostelle. Musicien brillant, il a composé pas moins de huit oratorios. Il disait de nous :  » les pèlerins à pied sont les rois, ils voient tout. Ils sont aussi le Christ, qui doit tout supporter, qui n’a rien, qui se présente, qui demande à manger. On trouve tout sur le chemin : la foi, l’humilité, la charité. Et même si certains le font par snobisme, ils y trouvent aussi quelque chose…  » Une belle rencontre émouvante ! J’ai pris cette photo dans sa chapelle. On peut y voir derrière lui son chapeau et son bâton.
Vous pouvez retrouver le pèlerinage par la Voie d’Arles sur ma chaîne YouTube …
 

Daniel Borzakian Deux reportages sur Youtube

17 mai 2020

« On a fait Compostelle »

Juillet 2002, nous partîmes en couple du Puy en Velay dans la perspective de réaliser une très belle randonnée sur le GR65 jusqu’à Conques. En août 2006, nous arrivions à Santiago à l’heure de la messe des pèlerins. Comme beaucoup, nous pouvions alors dire « j’ai fait Compostelle ! ».

Très banalement, c’est le chemin qui nous a faits différents et assoiffés. Et sitôt, l’envie de continuer nous a tenus. Mais sûrement pas celle de « refaire un Compostelle ». Malgré l’immense joie à l’arrivée, malgré tous les petits bonheurs du chemin, malgré toutes les rencontres, les amitiés gardées, nous ne souhaitions plus retrouver cette course en avant qui nous avait tant fait souffrir (physiquement et moralement) – la frontale du matin – la course aux gîtes – les sacs déplacés dans « la cola » par des motorisés. Non plus jamais !

Alors, pleins d’énergie, nous avons pensé qu’il fallait « faire un deuxième grand chemin de pèlerinage ». Celui de Canterbury à Rome a occupé toutes nos vacances de salariés de mai 2007 à août 2009. Nous en gardons un souvenir extraordinaire : des rencontres diverses et enrichissantes, des paysages à couper le souffle. Et puis Saint Pierre de Rome ! Cela reste un chemin de grande solitude : nous avons rencontré nos premiers compagnons de route peu avant Sienne.

Mais la fièvre était toujours là et l’énergie aussi. Saint Martin nous a alors fait signe. De Savaria (Hongrie) à Lyon à travers la Slovénie et l’Italie, le chemin s’est construit au fur et à mesure de nos avancées – encore une fois pendant nos congés de salariés. C’est une aventure et nous avons coutume de dire : « A coté, le chemin de Compostelle, c’est les Champs Elysées du pèlerinage ! ».

La retraite est arrivée – plus de quarante années d’une activité très prenante pour chacun de nous. « Bon, essayons de vivre un chemin de renaissance en partant au moins trois mois. Et si nous repartions, quinze ans après, pour Santiago ! Soit – nous partirons de Paimpol (abbaye de Beauport) puis traverserons mon village de naissance puis son village de naissance puis nous emprunterons le Camino del Norte. Nous prendrons tout notre temps – verrons la famille – et il y aura sans doute moins la course sur ce chemin du Nord ». Nous sommes allés à Santiago en 92 jours ! (avec un chariot !)

Puis, un très grave accident de santé a nourri l’inquiétude de ne plus pouvoir marcher au long cours. Aussi, quand le soleil est réapparu dans notre cœur (et que les médecins ont validé ma capacité à reprendre cet exercice) – nous nous sommes dits : « Allons en pèlerinage au Mont Saint Michel par le grand chemin montois comme les adolescents d’autrefois » Et nous y sommes allés en ce beau mois de septembre 2018.

Après bien des kilomètres parcourus à travers l’Europe, nous avons découvert là, tout près de chez nous, un bien beau chemin qui de Tours, par Le Mans, vous mène au Mont. Nous n’avons pas « fait le Mont ». Nous avons savouré des instants très beaux après des mois d’incertitude. Les paysages sont magnifiques – le parcours pas difficile. Les habitants chez qui vous logerez vous accueilleront très chaleureusement – ils vous diront leur isolement dans une campagne en pleine désertification, leurs désespoirs, leurs coups de gueule mais aussi et surtout leurs espérances et leur joie de vivre.

Ainsi, il n’y a pas forcément besoin d’aller très loin pour vivre une expérience formidable – pas besoin de « faire un chemin » mais besoin de « vivre une expérience ».

Claude   et Elisabeth– Le Mans     Leur site   

 

Claude
03.05.2020

Il y a trois ans, j’étais sur une autre planète, le coeur léger, la tête en paix, à vivre au gré du vent, en toute liberté. Je marchais sur le Camino Francès en Espagne, en compagnie de mon épouse, en route vers Saint Jacques-de-Compostelle. Depuis mon retour, il ne se passe pas un moment sans que ne défilent dans mon esprit les images de ce périple unique. Je revis inlassablement chaque instant, chaque couleur, chaque odeur, chaque saveur et chaque douleur aussi. Même si des millions de gens ont foulé ce chemin millénaire avant moi, mon parcours a été unique et personne auparavant ne l’a vécu ou ressenti à ma manière. Je ne crois pas avoir fait mieux ou pire que quiconque, ni détenir la vérité sur la façon de mener à terme un tel projet. Je sais juste que je l’ai fait à ma façon et que j’en suis très satisfait.

Charles-Yvon Ross   Son site

27.04.2020

Un jour d’avril confiné … J’avais le projet de faire le Camino Mozarabe à partir du 1er Juin 2020, mais malheureusement annulé en ces périodes de confinement. Pour passer le temps, je me remémore tous mes chemins effectués en parcourant mon site où sont partagées toutes mes aventures : la via Podiensis et le Camino Francès en 2011, la via Turonensis et le Camino del Norte en 2013, la via de la Plata en 2015, la via del Sureste en 2017 et la ruta de la Lana en 2018. S’il fallait choisir une voie qui m’a marqué, même si elles ont toutes été extraordinaires, je choisirai la via de la Plata. J’étais parti de Cadiz par la Vía Augusta jusqu’à Sevilla et j’ai enchaîné par la via de la Plata jusqu’à Santiago, à VTT, car je suis vététiste. La ville de Sevilla en Andalousie est chargé d’histoire, réputée pour la danse flamenco, ses monuments, sa cathédrale gothique et les arènes de la Real Maestranza de Caballería. Il faudrait plusieurs jours pour la visiter en détail. De plus, la via de la Plata est très sauvage par endroit et traverse des endroits de toute beauté. Je peux dire que cette voie m’a marqué. Depuis mon premier Compostelle en 2011, j’en suis revenu différent, amoureux des grands espaces ! A la fin d’un périple, je n’ai qu’une envie : celle de repartir par une autre voie …

Jean-Marc Coeuret   Son site

22.04.2020

A mon premier départ en 2014, j’étais loin de penser que j’allais attraper un virus, un BON virus, celui du Chemin. Chaque année, à l’annonce du printemps ou de l’automne, mes pieds me disent « va marcher » et chaque année j’ai parcouru un Chemin. Cette année le coronavirus aura eu raison de mon Chemin, mais paradoxalement me remet en Chemin. N’avons-nous pas, chacun un jour, ressenti des moments de solitude, perdu nos repères, remis en cause nos habitudes, appris à être patient ? Alors je suis patient, j’attends le jour où j’enfilerais mes grosses chaussures, prendrais mon sac à dos et mes bâtons et repartirais admirer les levers de soleil, traverser les vastes étendues où l’esprit vagabonde, dormir dans les gîtes où se tissent les amitiés, donner et ou recevoir un sourire, rencontrer, écouter . . .

Jean-Yves    http://jeanyves53-compostelle.blogspot.fr

19.04.2020

Chapelle St Eutrope s/ GR 653                    

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